Enfant cruel, criminel violent

Les détenus féroces ont souvent maltraité des animaux étant gosse.

Point commun fréquemment rencontré entre criminels violents et non violents : une jeunesse marquée par la maltraitance (physique et/ou psychologique), un désintérêt de la part des parents, des carences sur le plan affectif, scolaire... Tout ceci est connu et a fait l'objet de multiples travaux. Par contre, qu'est-ce qui fait la différence entre un criminel qui n'a pas commis d'actes de violence et celui qui a fait souffrir sa victime (abus sexuels, meurtre...)? Réponse: les rapports avec les animaux durant l'enfance.

C'est du moins l'hypothèse défendue par le Pr Kathleen Heide, spécialiste en criminologie à l'Université de Floride (Etats-Unis), qui vient de publier une thèse sur le sujet. Après avoir interrogé une centaine de détenus, incarcérés dans des prisons de haute sécurité, elle a observé que parmi les criminels les plus dangereux, les plus craints, on retrouvait ceux qui, lorsqu'ils étaient mômes, avaient férocement torturé des animaux de compagnie ou de ferme. On ne parle pas ici d'actes bénins, mais d'individus qui, lorsqu'ils étaient gosses, ont piétiné à mort un chaton, brûlé vif un chien ou entretenu des relations sexuelles avec de malheureuses bêtes.

"Nous avons remarqué que, dans certains cas, la nature de l'acte commis durant l'enfance était identique au crime pour lequel l'intéressé a été condamné à l'âge adulte. En tout état de cause, ces individus n'expriment aucun remord, que leur victime soit un animal ou un être humain ", prévient Kathleen Heide. " Si un proche remarque qu'un môme adopte une attitude agressive vis-à-vis des animaux, il est important que cet enfant fasse l'objet d'une prise en charge psychologique. Je suis convaincue que cela permettra d'éviter, plus tard, que les choses tournent plus mal encore."

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