star Une drôle d'idée ? photo

Le végétarisme, je suis tombé dedans lorsque j'avais 10 ans.
J'ai pris conscience, seul, que derrière la viande il y a la souffrance d'êtres vivants, et depuis je n'ai pas mâché un seul morceau de chair. Mes parents ont eu l'intelligence d'accepter tout de suite mon choix.

On trouve tous (nous, européens...) cruel de manger un chien ou un chat. Certains trouvent cruel de manger un cheval. En quoi les autres animaux, capables autant de souffrance (y pense-t-on ?) que tous les animaux (j'y inclus l'Homme) n'ont pas le droit d'exister sans souffrir de leur naissance à leur mort : une souffrance implacable, institutionnalisée et absolument injuste. Il suffit pourtant d'avoir aimé un animal pour le comprendre.

Depuis mes 10 ans, je vérifie que les surgelés, les conserves, les plats préparés... ne contiennent pas de produits carnés. Cela peut paraître bien peu, mais c'est déjà beaucoup. Au moins je ne participe pas à cette barbarie quotidienne, à ces aberrations écologiques et économiques. C'est pour moi une cohérence indispensable entre mes actes et mes idées de la vie.

Alors que le lion est condamné à manger des animaux de par sa physiologie et ses instincts (au moins pour quelques millénaires, qui connaît l'évolution ?), j'ai la chance d'être un être humain, avec une conscience du bien et du mal au travers de la souffrance que je peux ou non infliger, directement ou indirectement. J'ai clairement choisi une vie de non-violence envers les plus faibles, les sans-défense, même ceux dont le langage n'est pas humain. Au travers de la souffrance infligée aux animaux, il faut savoir se poser des questions éthiques qui pour moi donnent tout son sens au mot "humanité". Entre la gazelle qui a toutes ses chances d'échapper à ce lion qui n'a pas le choix de son régime alimentaire et cet animal dit "de boucherie" qui n'a aucune chance d'échapper à ses bourreaux "humains" qui eux pourtant ont le choix de manger autrement, je me dis que ce n'est pas la Nature qui est cruelle...

Respect de la vie ? Prison pour innocents Je sais, des milliers d'enfants souffrent et meurent chaque jour, des hommes et des femmes vivent dans la misère. Est-ce la souffrance que l'on fait subir chaque année à plus de 50 milliards d'animaux pour leur voler leur chair aident toutes ces personnes ? La souffrance de ces êtres sensibles est tout aussi réelle et mérite 50 milliards de fois que l'on se battent pour eux. Ce n'est pas la maladie, la pauvreté, le manque de chance qui sont la cause de leurs souffrances infinies, mais bien la volonté égoïste de l'être humain, enfin, si on peut encore employer ce terme.
Qui est l'animal ? Bon appétit

Quand je vois un animal, je ne me considère pas comme "hypocrite", avec l'un comme ami, et l'autre dans mon assiette. Mais pour la plupart des gens, cela ne les choque pas. Non pas qu’ils soient volontairement « cruels » ou « indifférents » mais plutôt ignorants... enfin, j'espère. L’ESB a secoué de nombreuses consciences. La mienne aussi, avec les charniers de bovins abattus « par sécurité » et brûlés pour faire disparaître leur pauvre chair corrompue. En d'autres temps, on appelait cela un holocauste.
Les beuglements éteints, les gens retiendront « Je suis peut-être empoisonné ! » ou « Que d’argent perdu ! ». Piètre moralité à cette histoire, La Fontaine aurait sans doute été bien plus inspiré...

Que dire des publicitaires qui veulent faire croire aux « bonnes cuisinières » que le manque de viande rend leurs maris prêt à mordre n’importe qui ou n'importe quoi pour combler le "vide existentiel induit" (?) (on recrute maintenant des publicitaires dans des hôpitaux psychiatriques ?), qui veulent faire croire aux bonnes mères de famille et à leurs enfants qu’un steack est d’une pureté comparable à une belle pomme, qui vous certifie que « la viande a tant de choses à vous donner ». On veut redonner au gens confiance dans la consommation de morceaux d'animaux ("N'ayez plus peur de dire que vous aimez la viande"). Moi, ce n'est pas la peur que je ressentirais, c'est la honte. Ces manipulations mentales me révoltent et je dis : ces marchands de cadavres ne veulent pas votre santé mais votre porte-monnaie ! ! Des décennies de mensonges...

Je ne bois plus de lait depuis 2 ans (les vaches laitières sont condamnées à une vie de misère pour finir à l'abattoir, ainsi que leurs veaux qui ne grandiront jamais auprès de leur mère et finiront en steacks anémiés) et d'oeufs (pareilles que pour la production laitière : un animal qui n'est plus rentable est abattu). Un animal qui n'est pas dit "domestique" n'a qu'un seul droit : celui d'être rentable, jusqu'à donner son sang, sa peau et ses os à l'industrie agro-alimentaire. Mon objectif : devenir végan. Etre logique avec ses idées, c'est une source de bien-être et de sérénité qui n'a pas de prix.

La chose que je regrette, c'est d'avoir (trop) longtemps vécu le végétarisme comme une chose intrinsèque à ma nature, sans chercher à progresser dans ce domaine par des lectures et des échanges avec d'autres végétariens. J'étais autarcique au niveau de ma "foi végétarienne", et suffisamment fort dans ce domaine (pas une seconde de regret, et je dis merci au petit gars de 10 ans, que je fus autrefois, d'être végétarien aujourd'hui) mais j'aurais dû découvrir plus tôt des plats autres que "frites/omelettes, pizzas, oeufs mayonnaise, spaghettis napolitaine, purée au gruyère,..."
Je mange des steaks au soja depuis moins de 4 ans... J'ai découvert le lait (et les crèmes) de soja il y a moins de 3 ans (la transition du lait de vache au soja n'a pas été facile : j'ai dû goûter 3 marques différentes pour trouver celle qui me convient, trouver une préparation adéquate (mon premier bol a fini dans l'évier) mais maintenant j'en bois avec plaisir ! Adieu le lait de vache, et sans aucun regret. La transition aurait été plus facile si on m'avait montré le chemin... mais mieux vaut tard que jamais : mes papilles sont maintenant sollicitées aux saveurs nouvelles.


Bien sûr, comme tout choix, il doit être réfléchi, il faut bien se renseigner sur la nutrition, et être vigilant à ses apports. Mais bon, est-ce du travail ? Vaut-il mieux ne pas se "fatiguer", et manger n'importe quoi en quantité trop importante ? Sûr, pas de carence (quoiqu'avec les produits raffinés et ultra transformés...), mais alors un organisme malmené et encrassé qui ne demandera qu'à se venger plus tard !

Pour moi, un régime végéta*ien (réfléchi) a le mérite de ne pas créer de souffrance et d'être bon pour la santé. Pour le poisson, je n'en mange pas non plus (je préfère les voir nager...) et pour les fruits de mer, je trouve cela... écoeurant (lorsque je passe à proximité d'un poissonnerie, j'accélère le pas (vue + odeur))

Meme mon chien a compris
qu'un lapin NE se mange PAS

Et s'il vous plait, pas de critiques "économiques" : l'abandon des filières viandes et de produits animaux "traditionnels" ne créerait pas de chômage supplémentaire !! Ne parlerait-on pas plutôt des milliards d'euros de subventions gaspillées dans l'agriculture (quand je dis "gaspillées", cela signifie que cet argent pourrait être utilisé bien plus efficacement, et de manière perenne) ? Certes, une reconversion (par ex., un traiteur pourrait très bien faire de savoureux plats végéta*iens !) serait nécessaire, mais une société, ça doit évoluer... et devenir plus humaine. Qui regrette le chômage des bourreaux et des esclavagistes ?

En tout cas, je pense sincèrement que le végéta*isme est une solution d'avenir...incontournable. L'abandon des produits animaux (ou la moindre consommation en transition) ne peut qu'être bénéfique pour la santé et l'environnement. Assez de graisses qui nous collent aux artères, de déchets de digestion que le corps doit épurer tant bien que mal, de gaspillage des ressources naturelles, de la cruauté infligée chaque jour à des êtres tout aussi vivants que nous.

Ma santé est excellente, n'en déplaise aux fanatiques de la mise à mort, à ceux qui croient encore leur mère quand elle leur disait :"mange ta viande, tu vas devenir grand et fort !", à ceux pour qui la "gourmandise" est plus importante que les valeurs de respect de la Vie. Je ne crois pas qu'il faille nuire pour avoir du plaisir. Le plus dur, c'est de guérir de la lobotomie et du lavage de cerveau quotidien que pratiquent sur nous la publicité et les industriels. Que de choses savoureuses et respectueuses de la vie pourraient être créées si de l'argent en recherche et développement y était investi, plutôt que continuer à incorporer à outrance des sous-produits animaux, histoire de valoriser les déchets des industries en amont, dans la majeure partie des aliments qu'ils finissent par nous imposer.

L'Homme est plus important que les animaux ? Je suis d'accord sur la première partie : l'Homme est important. Mais la suite, cet anthropocentrisme stupide et stérile, me met hors de moi : pourquoi mettre l'Homme en première place hégémonique, alors que sur Terre il n'est qu'un maillon d'une chaîne complexe, dont il est entièrement dépendant et pourtant si peu respectueux. Le respect, qualité de la tête et du coeur, est ce qui manque à l'Homme qui se croit seul maître du monde, "pauvre monde", livré à une espèce qui se dit supérieure, mais qui chaque jour le conduit un peu plus vers la fin, en lui imposant un joug arrogant de plus en plus... inhumain. Pour moi, le sommet de l'évolution ne signifie pas le sommet de la chaîne alimentaire. J'y suis seulement dans le sens où, si tout va bien, personne ne me mangera, et c'est bien le principal ! N'importe quel imbécile peut tuer et dépecer, Cro-Magnon y était peut-être obligé. Nous avons aujourd'hui la conscience et le choix de nos actes, et c'est sans doute cela le plus beau cadeau de l'évolution.

J'arrête mes épanchements lyriques pour surtout te dire que j'espère t'avoir intéressé(e), et t'avoir donné envie de surfer sur les sites végétariens !! "Be aware" comme dirai JC (mais moi, je ne fume pas) ! On apprend tous les jours... et c'est important : la vie (et la survie) d'une espèce ne dépend pas seulement de ses capacités de reproduction mais d'abord de sa capacité à s'instruire et à évoluer. Et si c'est bon pour l'espèce, c'est profitable à l'individu. Et inversement, non ?

Au diable les régimes ! tatou
Un peu de sport, de la diététique V : j'ai perdu 8 kg en 2 ans. Et vous savez quoi ? Que du plaisir !! Une autre partie de mon "petit monde animal" : comment peut-on ne pas les aimer ? Depuis bien longtemps, je me demandais quel tatouage je pourrais me faire faire. Un dragon multicolore ? Une vipère royale serpentant le long du torse ? Un mystérieux signe chinois ? Eh bien non ! C'est le logo d'Alliance Végétarienne qui a reçu ma préférence...

Il n'y pas d'âge pour être V... alors plus ou moins de 18 ans, vous verrez cette même page ! Je n'allais quand même pas censurer le tatouage :>)

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Merci à Nathalie, Hélène, Daniel, JC, Stéphane pour leurs conseils et remarques sur ce site. Ils pourront remarquer les changements !